Arboretum

Origine de l’arboretum du Hameau Bellevue

Histoire… Le Parc du Hameau Bellevue.  Les premières plantations ont été réalisées par Maximilien DESPAUX, à l’époque de la construction de l’Hôtel Bellevue, fin de construction: 1894. Les pépinières DESPAUX existaient à Salies-de-Béarn depuis 1854.

Un de ses fils, Jules DESPAUX, fut concierge et jardinier de l’Hôtel Bellevue et continua certainement les plantations.
 De 1992 à 1995 ont été plantés des liquidambars, deux eucalyptus, deux pins parasol, près de la ferme, des peupliers dans les bas fonds marécageux près de la Villa Corisandre.

Deux oliviers ont été installés en novembre 1995, en souvenir du prix obtenu au concours des «Maisons fleuries» organisé par la Ville de Salies-de-Béarn.

Les espaces verts du parc s’étendent sur 6 hectares. Ils comprennent une vaste variété d’arbres (chênes, liquidambar, platanes, frênes…), des conifères (séquoias, cèdres, sapins…), des haies, des arbustes ainsi que des massifs de fleurs. On y trouve aussi deux bassins d’agrément.

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Plaquette d’information sur l’arboretum – Télécharger

 

Implantation des différentes espèces d’arbres dans le parc

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Les conifères

1 – SEQUOIA SEMPERVIRENS

Séquoia taxifolia Kirwan, le «‑Redwood‑» en Amérique dont il est originaire. Les individus du parc ont certainement fait partie des premières plantations de «Bellevue» et certains sont des rejets de souches, issues de la tempête de 1976 (par exemple, en face de l’atelier multimédia, pavillon Rosine).

En passant derrière le pavillon «‑Fleurette‑» et vers le pavillon «Corisandre» on remarquera «la petite forêt» de Séquoias. Voir aussi les trois gros spécimens, isolés, le long de l’allée située derrière l’infirmerie et en bas des volières.

La beauté de cet arbre ne se limite pas à sa grande taille, il faut voir aussi la couleur et les crevasses de son écorce, son feuillage sombre et aussi les rejets de souches qui remplacent les troncs gelés par des hivers très rigoureux ou biens abattus par les tempêtes ou les tronçonneuses des bûcherons. Quelques uns ayant servi de paratonnerre ont gardé les marques de la foudre.

2 – CRYPTOMERIA JAPONICA

Cryptomeria japonica Don, le Cryptomeria du Japon, le Sugi des japonais. Une des principales essences forestières du Japon. On le trouve aussi en Chine. La variété «élégans» du Cryptoméria du Japon a des feuilles plus longues, plus molles et plus espacées et prend en hiver des teintes magnifiques.

Quelques individus de cette variété, au port caractéristique, sont plantés non loin du Cryptoméria n° 2, derrière la villa «Gabrielle».

3 – GINKGO BILOBA

Avec ses feuilles en éventail à deux lobes (biloba) il est appelé arbre aux pagodes, car planté près des temples en Chine, Corée, Japon; son autre nom est arbre aux «quarante écus» pour souligner, semble-t-il, la cherté de son achat autrefois, à moins que ce soit à cause de la couleur or que prennent ses feuilles, en automne, avant de tomber. Les individus sont mâles ou femelles. Les graines de ces derniers ont une enveloppecharnue qui en se décomposant libère des odeurs peu appréciées des passants.

Cette espèce végétale, acclimatée en France en 1750, doit ses qualités à son port élancé (surtout chez les individus mâles), la forme et la couleur de ses feuilles mais aussi au fait que c’est un fossile vivant plus vieux que les dinosaures. Un bel individu est planté dans la petite cour d’une maison située sur la place de la mairie et de l’église du village de Carresse près de Salies-de-Béarn. Il a été planté par Paul-Jean Toulet.

4 – TAXODIUM DISTICHUM

«Le bald cypress» des américains, plus connu chez nous sous le nom de «Cyprès chauve» de la Louisiane. Bien que réussissant bien dans les sols frais il se plait surtout dans les terrains mouillés (comme dans le bas de «Bellevue» ) et marécageux où ses racines développent des protubérances verticales volumineuses qui sortent de l’eau (les pneumatophores).

On lèvera les yeux sur cet arbre magnifique en suivant le tronc élancé pour atteindre le feuillage pendant, irréel, qui va tomber en automne après avoir pris de splendides couleurs rougeâtres. A remarquer en hiver ses fines branches pendantes. Il faudra penser aussi à baisser les yeux pour repérer les pneumatophores qui, bien que modestes chez les deux « Cyprés chauves de Bellevue », peuvent faire trébucher le passant.

5 – TAXUS BACCATA

L’If commun ou If (Taxus baccata) est une espèce de conifères de la famille des Taxaceae. Très longévif, poussant lentement, c’est un arbre qui se prête bien à la taille. Il est parfois appelé if à baies.

6 – CHAMAEROPS HUMILIS

Le palmier de Saint-Pierre martyr = le palmier nain. C’est une espèce méditerranéenne, l’unique palmier poussant encore spontanément en Espagne, Italie. Il pousse en touffe en milieu rocheux aride du bord de la Méditerranée. De croissance lente à l’état sauvage, il peut devenir beaucoup plus grand en culture.

7 – CHAMEROPS EXCELSA

Ce palmier à tronc unique, est trés utilisé dans notre région dans les parcs et jardins : Il est planté parfois en allées comme à la sortie ouest du village d’Audaux. Il est originaire de la Chine et du Japon et c’est  le plus rustique des palmiers. On reconnaîtra facilement la silhouette des individus plantés en petits groupes ou en files sur les hauteurs de «Bellevue».

8 – EULALIA

Originaire de la Chine et du Japon, «l’Eulalie» est plantée pour ses feuilles décoratives rayées et ses panaches terminaux. On fauche ses grandes feuilles en hiver pour que les feuilles nouvelles poussent au printemps. Elles prendront plus tard leurs belles rayures claires.

9 – QUERCUS SUBER

Le chêne liège est utilisé comme arbre ornemental, isolé dans quelques parcs de la région. Il doit son effet aux crevasses et à la couleur de son écorce, à sa silhouette et à son feuillage persistant. C’est un arbre à la beauté discrète sur lequel, le regard peut, malheureusement, passer sans s’arréter.

10 – QUERCUS FASTIGIATA

Ce chêne doit ses qualités ornementales à ses branches dressées contre le tronc et aussi un peu tortueuses avec l‘àge. On l’ appelle «chêne pyramidal». Plusieurs exemplaires sont présents dans le parc et font partie des plus vieux arbres de ce lieu (une centaine d‘années). On les repère facilement à leur port fastigié ressemblant à celui d’un peuplier d’Italie.

11 – INDIGOFERA

L’indigotier est une plante classée dans les légumineuses  papilionacées comme le pois, le haricot, la fève, la glycine. Selon l’espèce , l’indigotier est un arbuste, un sous-arbrisseau ou une plante herbacée à fleurs en grappe de couleur pourpre, rose ou rouge vif.

Originaire des régions chaudes (Indes, Antilles…) quelques unes de ses espèces produisent un colorant, l’indigo, extrait des tiges et des feuilles (par exemple l’Indigofera tinctoria L. de l’Inde). L’avènement des colorant synthétiques a marqué la fin de l’indigo naturel (et aussi d’un autre colorants naturel, la garance). Floraison de l’exemplaire du parc en 1997 : début et courant Mai.

 

Oiseaux nicheurs ou passagers du parc Diaporama